1982 : Minoritaire

1982 : Minoritaire
L'album éponyme comporte les mêmes erreurs de tonalité que le précédent. Mais le succès, là encore, est présent. JJ devient l'artiste incontournable du moment. 3 extraits sortent : quand la musique est bonne, comme toi, au bout de mes rêves. Il s'agit sans doute de l'album qui fait décoller la carrière de JJ. Porté par ce succès, JJ quitte le magasin de sport familial après avoir reçu sa dernière feuille de paie en Décembre 1982.
En 1983, JJ rencontre Roland Romanelli qui travailla avec Barbara. Les influences de Romanelli se feront sentir dans le troisième album. 1983 est aussi la première scène solo pour JJ. Le trac est tel qu'il est obligé de prendre des médicaments pour pouvoir jouer. Il se produit une dizaine de dates avec comme musiciens Michael Jones et Prof Pinpin notamment. Enfin JJ compose "les orangers d'athènes" pour Jane Manson, dont il a complètement oublié la collaboration aujourd'hui !!!
"Le temps des enfants" est écrite pour Danielle Messia, qui décèdera quelques temps plus tard. Certains pensent que la chanson "Famille" lui est dédiée en hommage : il n'en sera rien.
"Hold on tight" est offerte à Linda Singer.

Commentaires de JJ : "Les versions, les chansons qui ont eu du succès comme "Quand la musique est bonne" ou "Comme toi" ou "Il suffira d'un signe", tu ne peux pas les toucher parce que les gens, finalement, les connaissent avec leurs défauts. (...) Comme certaines photos jaunies, ils les aiment jaunies ou comme certains vieux films, on ne les aime pas trop colorisés quand on les a vus en noir et blanc ou en muet" (Europe 2, 1997).



==> "Minoritaire" : 900.000 exemplaires.
# Posté le jeudi 16 septembre 2004 12:04
Modifié le lundi 22 mai 2006 11:41

1984 : Positif

1984 : Positif
Janvier 1984 sort le troisième album : "Positif". On y constate une évolution indiscutable tant au niveau musical que des textes. Envole-moi, encore un matin, long is the road, (puis en live 2003 petite fille), permettent au disque de se vendre à plus d'1 million d'exemplaires, soit le premier disque de diamant de JJ.
Du 26 mars au 1er Avril, il se produit à l'Olympia . La génération Goldman est en marche.

Outre ce succès, JJ écrit "Viens" pour Michael Jones. Il lui faudra attendre presque 20 ans pour écrire un nouveau titre à Michael !!

1984 permet aussi au public de JJ de connaître des chansons jusqu'à alors inédites ou quasi inédites. En effet, dans les années 70, JJ avait sorti 3 "45 tours" qui furent des échecs. Une compilation "les années Warner" ressort avec aussi quelques titres de la période Tai Phong. Les textes de JJ, alors âgé d'un peu plus de 20 ans, sont résolument centrés sur le thème de l'amour ("tu m'as dit", "Laetitia", "les nuits de solitude").

Goldman écrit "Serre les poings" pour le groupe Trust, titre que l'on peut retrouver sur l'album "Rock n' Roll". Une chanson aujourd'hui guère appréciée par les fans du groupe, lui reprochant l'omniprésence des synthés et son côté "variété française" proche de Johnny Hallyday. Il faut dire que "Serre les poings" n'est pas sans rappeler la chanson "Je t'attends" qui sortira deux ans plus tard.

==> "Positif" : 1.000.000 exemplaires.
# Posté le jeudi 16 septembre 2004 12:09
Modifié le jeudi 24 mai 2007 05:36

1985 au rythme de Goldman

1985 au rythme de Goldman
En 1985, "Non homologué" suit le même chemin que "Positif": 1 million d'exemplaires. "Je marche seul', "Elle attend", "Pas toi", "Je te donne", "La vie par procuration" seront tous un moment ou à un autre des tubes. Pour "je te donne", le 45 tours se vend même à 1250000 exemplaires.
JJ participe aussi au disque S.O.S Ethiopie où Renaud réunit plusieurs dizaines d'artistes. Christophe Deschamps devient le nouveau batteur studio où participe aussi Patrick Bourgoin. La tournée 1985-1986 comporte 167 dates. La presse assassine Goldman, et ce dernier publie une double page dans Libération où figure les articles les plus mordants sur l'artiste (dont ceux d' un certain Patrice Delbourg). "Jean-Jacques Goldman est vraiment nul !", "Il faut gratter. Et c'est là qu'on découvre qu'il n'y a "rien grand-chose" sous la couche superficielle du sourire", "une voix de "castrat endimanché"", "le spectacle de Jean-Jacques Goldman possède le charme sucré des plaisirs éphémères"...
A partir de là, JJ prendra ses distances avec la presse.

==> "Non homologué" : 1.000.000 exemplaires.
==> "Je te donne" : 1.250.000 exemplaires.
# Posté le jeudi 16 septembre 2004 12:19
Modifié le vendredi 11 novembre 2005 15:39

"Aujourd'hui, on a plus le droit, ni d'avoir faim ni d'avoir froid..."

"Aujourd'hui, on a plus le droit, ni d'avoir faim ni d'avoir froid..."
Fin 1985, Jean-Jacques Goldman reçoit un soir après un concert la visite de Coluche. Dans le cadre de son association, il souhaite un hymne fédérateur (c'est la mode à l'époque). Goldman écrit la chanson en une nuit, texte et musique. Sont réunit pour la chanter dans un 45 Tours Yves Montand, Michel Drucker, Nathalie Baye, Catherine Deneuve, Michel Platini, Jean-Jacques Goldman et Coluche. La chanson, à l'image de l'association, devient une institution.
A la mort de Coluche en juin 1986 suite à un accident de moto où un camion coupa la route de l'humoriste alors que celui-ci roulait à 50 km/h, Goldman reprend le flambeau, d'abord en organisant une série de concerts en 1989 avec Véronique Sanson, Eddie Mitchell, Johnny Halliday, Michel Sardou, puis à partir de 1992 par une soirée retransmise à la télévision chaque année (pour 10 millions de spectateurs annuel). De cette soirée est extrait un CD vendu au profit des Restos. Aujourd'hui, se sont plus de 40 artistes prêts à participer à cet évênement du coeur. Si JJ et son frère sont très présents, Muriel Robin s'occupent de l'aspect médiatique. Tout cela sous la direction de Veronique Colucci, l'ex-femme de Michel Colucci.

Depuis quelques années, de vives critiques ont émaillé l'organisation de la soirée des Restos du Coeur. Certains journalistes et artistes (comme Leslie ou Sinclar) jugent anormale la méthode de sélection des participants. Jean-Jacques Goldman a toujours rappelé que pour participer aux Enfoirés, il fallait soit avoir marqué l'année, soit être un gros vendeur, soit être populaire aux yeux du public, le tout afin de faire un maximum d'audience et de vendre disques et DVD au profit de l'association. Cette soirée (aujourd'hui sous forme de concerts) représente, ventes de disques et DVD inclus, 20% du budget annuel de l'association. Une importance qui justifie la politique de Goldman. Il y a quelques mois, au micro de Jean-Marc Morandini, Patrick Sébastien avait évoqué une autre raison de son retrait des Restos, prétextant qu'il était indécent de participer à une telle soirée et d'aller ensuite dormir dans un hôtel 3 ou 4 étoiles.

A la création de cette soirée, Goldman essuya beaucoup de refus. Peu d'artistes acceptèrent de participer à la première édition. Ils étaient en effet 8 au départ : Muriel Robin, Carole Fredericks, Patricia Kaas, Patrick Sébastien, Michael Jones, Renaud, Smaïn et Jean-Jacques Goldman. Depuis, le mouvement n'a cessé de s'amplifier. Rares sont les artistes à avoir quitté les Enfoirés par choix (Florent Pagny semble-t-il en désaccord avec Robert Goldman, Jean-Marie Bigard qui a justifié son retrait pour se consacrer pleinement à une autre association et Pascal Obispo probablement davantage impliqué dans le sidaction).
# Posté le jeudi 16 septembre 2004 12:28
Modifié le samedi 12 janvier 2008 12:41

1986 : Goldman-Johnny la rencontre improbable...

1986 : Goldman-Johnny la rencontre improbable...
Johnny et Goldman appartiennent à des mondes bien distincts. Pour autant, l'album "Gang" va connaître le plus gros succès de l'époque pour Johnny. Même si JJ a déjà écrit pour d'autres artistes, il endosse pour la première fois la casquette de réalisateur. Déjà porté par la réussite du duo Berger-Halliday, ce dernier va tomber sous le charme du texte de "L'envie". JJ possédait la maquette depuis 1980 dans ses tiroirs, le titre ayant par ailleurs été refusé par Sardou. Mais les vrais succès viendront de "Laura" (titre que Johnny refusa car ne voulant pas mêler ses enfants à son métier, avant que JJ ne réussisse à le convaincre), "Je te promets", "Je t'attends", "J'oublierai ton nom".
La critique accuse Goldman d'avoir donné à l'album une couleur davantage Goldmanienne plutôt que rockeuse à l'image de Johnny.
Quelques années plus tard, lors de l'élection présidentielle de 88, Johnny chante "Je t'attends" pourJacques Chirac, ce que n'appréciera pas JJ : il y a association entre sa musique et la politique. Quelques années plus tard pourtant, JJ acceptera de diffuser comme hymne pour L.Jospin "il changeait la vie", puis "Ensemble".

==> "Gang" : 600.000 exemplaires.
==> "En public" : 900.000 exemplaires.
# Posté le jeudi 16 septembre 2004 12:39
Modifié le vendredi 11 novembre 2005 15:43